La maltraitance des personnes âgées

La maltraitance des personnes âgées

Question orale du 13/06/2017

  • De C. Leal Lopez

  • Au Ministre Maxime Prévot, en charge de l’Action Sociale

Monsieur le Ministre,

L’agence wallonne Respect Seniors a mis ses statistiques à jour et les chiffres de la maltraitance des personnes âgées sont malheureusement en hausse.L’agence wallonne Respect Seniors a mis ses statistiques à jour et les chiffres de la maltraitance des personnes âgées sont malheureusement en hausse.

3470 contacts ont été pris avec l’agence pour une « perception de maltraitance sur une personne de plus de 60 ans ». Dans 61% des cas, les victimes sont encore à domicile et dans 29% des cas, elles sont placées en institution. L’aîné passe lui-même l’appel dans un cas sur quatre. On évoque surtout une violence psychologique (31%) ou financière (20%). Les négligences (17%) et les violences physiques (14%) arrivent en second lieu.

Ces contacts avec l’agence Respect Seniors ont donné lieu à 803 accompagnements.

Si l’on se fie aux projections de l’OMS, il y aurait malheureusement dans notre pays, près de 30.000 personnes âgées maltraitées. Au regard des chiffres récoltés par Respect Seniors, peu sont les aînés qui osent témoigner ou faire part de leur détresse à un tiers.

Il apparaît que dans certains cas, les seniors ne sont pas assez informés des instances qui sont mises en place pour les aider.

Monsieur le Ministre,

– Si de nombreuses actions de prévention/sensibilisation ont été mises en place, notamment dans les homes, il semble que certains seniors n’aient pas accès à l’information concernant l’existence de l’agence Respect Seniors. Comment palier à cela? Via quel canal pouvons-nous toucher ces seniors, parfois isolés de tout et de tous et peu connectés?
– En institution, l’information semble circuler de façon plus fluide. Toutefois, c’est au niveau des professionnels du secteur que la situation semble parfois poser question. En effet, les soignants sont en demande de plus de dialogue concernant cette thématique en particulier. Or, ils trouveraient peu de possibilités de pouvoir s’exprimer au sein des institutions. Monsieur le ministre, comment, là aussi, susciter une prise de conscience encore plus grande?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

 

Réponses et répliques voir lien ci-dessous : 

nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2016_2017/CRAC/crac204.pdf

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