La déradicalisation en prison et le rôle des SAD

La déradicalisation en prison et le rôle des SAD

Question orale du 21/01/2017

  • De LEAL LOPEZ Clotilde
  • à MADRANE Rachid, Ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de Justice, des Sports et de la Promotion de Bruxelles

Monsieur le Ministre,

Le journal Le Soir relatait, en date du 17 janvier dernier, le mécontentement exprimé par trois directeurs de prison lors de leur audition par la commission Attentats du fédéral, dont la première journée était consacrée à l’examen du volet « radicalisation ».

Ceux-ci reconnaissent que certains principes mis en place par le plan de lutte contre la radicalisation en prison fonctionnent, tel par exemple le confinement des détenus les plus dangereux et influents. Néanmoins, ils tirent la sonnette d’alarme sur le manque de concrétisation du programme de déradicalisation en prisons, rebaptisé programme de désengagement, qui serait notamment dû à l’insuffisance de moyens alloués pour déradicaliser des détenus. Ce constat est interpellant dès lors que, selon leurs dires, les détenus ne cachent plus leur radicalisation, qui est devenue socialement acceptable par la population carcérale.

Par conséquent, Monsieur le Ministre, quels sont les éléments de réponse que vous pouvez nous apporter face aux déclarations de ces directeurs de prison en commission Attentats ? Pouvez-vous nous éclairer sur le rôle des SAD et, plus particulièrement, sur celui des personnes, formées aux questions de radicalisation, qui sont venues renforcer le service en 2016 ? Sur quelle base interviennent-elles ?

 

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